Delhi, fin du voyage. |
9 novembre 2008, dernier jour en Inde!
Et oui, ca y est , la fin de l'aventure s avance petit a petit devant nous;
melange en ce qui me concerne de soulagement, de pincement au coeur, de questionnement pour le futur.....et surtout une envie forte et une conviction de continuer a avancer dans ma voie avec determination .....
J ai vu mon dernier coucher de soleil sur Delhi, un soleil meme encore eleve dans le ciel qui prend des couleurs orangees, rouge, rosees..... superbe....
C est l heure aussi de premier bilan concernant le voyage, bilan a chaud qui pour moi revet 3 dimensions: la decouverte de l Inde, l accompagnement d une personne handicapee et le partage du voyage avec Gilles de la Buharaye.
La decouverte de l Inde: le choc, le grand ecart !
Est ce que j aime l Inde, le pays ? je ne sais pas , les paysages ? la culture? je ne sais pas.....c est un melange pregnant de bon et d amer, de chaud et de froid ....
Ce qui est extraordinaire c est l intensite avec laquelle j ai vecu chaque evenement, chaque sensation et chaque emotion .
et la, je me sens vivante ! Un raz de maree qui submerge....
L Inde, je ne sais pas si j aime, mais j aime ce qu elle me fait a l interieur; ce qu elle me procure, ce qu elle bouleverse chez moi.....
Un tourbillon exterieur qui rentre a l interieur!!!! Quelle experience.
L accompagnement d une personne non-voyante pendant 5 semaines :
" On apprecie la liberte, que lorsque l on a vecu l enfermement ".......
" On apprecie l oxygene, que lorsque l on manque d air "
S adapter au rythme de l autre, etre en interface entre lui et l exterieur, etre la la et la toujours toujours.
5 semaines , c est enorme ...j ai souffert....
condition sine qua none : la communication pour reequilibrer le duo.
Le partage du voyage avec Gilles de La Buharaye :
Quel personnage !!!!!!
Un personnage qui demande a chaque minute un requestionnement de mes desirs et de mon territoire et qui m a permis d entrouvir la porte d autres perceptions..... au dela de la vue ...
et pour finir:
" Tout ce qui ne tue pas , rend plus fort"
Un grand merci aussi a tous ceux et celles qui m ont et nous ont repondu personnellement ou sur le blog.
On se retrouve toujours seul face aux obstacles et aux difficultes mais quelle douceur et force de vous sentir tout pret.
Un enorme merci pour Gilles de m avoir permis de vivre cette experience gravee !
Nat
Dimanche 9 novembre, dernier jour puisque demain matin 6h nous decollons pour la France.
Que dire de 5 semaines passees dans ce pays, les rencontres, les villes et lieux visites; j aime tant decouvrir, ressentir les sonorites, les odeurs, les ambiances; des moments tres forts et de haute intensite,des heures plus difficiles ou la notion de partage semble fragile, bien fragile.
Mais quel bonheur d avoir eu cette chance, de revenir pour la deuxieme fois dans ce pays.
J emporte en memoire et sur carte compacte flash tant d images sonores, un veritable livre.
Un duo sur une longue periode est un exercice qui demande enormement de souplesse et d adaptation en permanence particulierement lorsque nos aspirations ne collent pas toujours au meme moment.
En echo, au propos de Nathalie, il est etrange d etre considere ou vu " comme un handicape" lorsqu on ne se sent pas handicape.
Histoire, question de regard, angle de vision; l age est egalement un element qui a son importance.
J ai eu souvent l impression de rever Indeaventure pendant ce voyage.
Les perceptions, c est avant tout ce que je retiens et ce que je garde precieusement dans mon ame. Je me souviendrai longtemps de cet indien de 75 ans, rencontre dans l ashram de Sacchababa a Rishikesh, un echange qui m a profondement touche apres sa carriere d ingenieur au sein de la plus grosse compagnie petroliere indienne. Il chantait avec tant de ferveur les mantras juste a cote de moi, assis sur ces tapis, au milieu des autres. Quelle bonte dans sa voix. Un pere peut etre !
Merci a chacun.
Bravo Nathalie, tu l as fait , c etait ose de ta part !!!!!!!
BIsous les p tits loups.
Le dernier mot sera pour Anita : tu m as singulierement manque pendant cette indeaventure.
Putain de voyage !!!!!!!
Gilles
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Publié à 12:52, le 9/11/2008, Inde Mots clefs :
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Benares suite et fin |
le 6 novembre 2008
Benares, l envoutante, la deroutante, qui m a attrappee au coeur et a la gorge ; j en repars ce soir en lui disant au revoir et a tres bientot ....
Ces quelques jours passes a Benares ont ete magiques pour moi, magiques grace aux rencontres, grace a cette energie qui flotte dans l air autour des ghats et dans les toutes petites rues, grace aux mysteres qui enveloppent les balades a la nuit tombees au bord du Ganj et grace a l intensite de ce que j ai vecu et ressenti.
A Benares, j ai retrouve la folie et le chaos de Delhi, le klaxon, les petites rues, le monde....mais il y a quelques choses en plus , quelques choses d indescriptible...juste a ressentir....
Et c est a Benares, enfin , que je comprends qu en inde, il n y a rien a essayer de comprendre. Moi, qui essaye toujours de decortiquer les choses, et bien la woualou, ca sert a rien. Mes codes, mes representations occidentales dont je me sers d habitude dans la comprehension des choses, ne servent a rien .
Accepter d etre dans une confusion, un flou et juste vivre les evenements, etre a l ecoute , accueillir et ressentir....
Rencontre importante pour moi hier avec Anne et Veronique a la singh guest house. Ces deux femmes, l une espagnole et l autre suisse vivent depuis 6 ans a Benares et travaillent pour une association espagnole humanitaire 'Action Benares' qui soignent les personnes dans la rue. Elles sont medecin et infirmiere de rue. Nous les avons suivi 2h sur les ghats a penser les plaies des personnes attteintes de la lepre... Quel devouement et quel investissement !
Nous avons egalement beaucoup parle de coeur , le coeur dans nos metiers d "aidant autrui"; cette notion de coeur que personnellement je ne trouve pas dans les structures sociales en France; trop de cadre, de lois, qui empechent le coeur de battre et pourtant c est bien l essence du metier ...beaucoup de questions emergent donc .....et peut etre l envie de revenir ici aupres d elles, un jour, peut etre ......faire cette experience!
Beaucoup d emotions donc dans ces echanges et peut etre une porte qui s ouvre ....ich allah....
Autres invitations, celle d une famille indienne qui nous a vu sur le pas de la porte, ecoutant la musique qui se jouait dans la maison et qui nous a propose de nous joindre a eux. C etait lors du festival des familles. J ai danse avec les femmes ; j adore ces moments de partage simple, qui ne necessite pas de parole , juste des gestes, des regards.
et puis , les balades sur les ghats a la nuit tombee; j adore j adore ...la brume , un sentiment d insecurite et en meme temps d excitation , juste le bruit des rames des barques sur l eau ......
Pour finir, a benares , ville de vie et de mort, une pensee pour Vincent, Jean-Philippe et Gilles...
De Benares, j en repars le coeur serre; j ai aime, beaucoup aime !
Nat
Salut les petits loups, Benares ok .
Une ville decoiffantes et inoubliables particulierement sur les ghats au bord du Ganj, fleuve emblematique et sacre pour les indiens.
Ils se jouent quelques choses de tres speciale ici, la vie et la mort se cotoient a chaque instant, tres etrange et special de passer a cote de buchers sur lesquels brulent des corps.
Feu de joie ou de tristesse, c est a voir ...
Dans tout cet univers les enfants galoppent, s amusent et vivent .
Lourd parfum d encens cotoyant la pourriture.
Que de sonorite egalement , les cloches, des voix dans la nuit, chant et mantras envoutant de Puja.
Benares, ville baroque ancestrale entre hier et aujourd hui.
Toutefois, l energie est fluctuante ici et il n est pas toujours tres simple de s y retrouver.
Je pense a toutes les personnes qui m accompagnent en France durant ce voyage.
Pour les sons , allez sur www.gilles-arnaud-sphere.com
Gilles
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Publié à 08:31, le 6/11/2008, Inde Mots clefs :
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Benares |
le 4 novembre
Nous sommes arrives le 2 novembre a 20h a Benares ou Varanasi pour les indiens apres 20h de voyage et etions bien contents d avoir reserve la guesthouse.
le 3 novembre
premier contact avec Ganga.
C est enorme ce qui se passe ici, difficile de mettre des mots sur ce que je ressens ; ferveur religieuse, vie et mort.
Les indiens se baignent dans le Ganj, font leur lessive dans le Ganj et meurt dans le Ganj.
Gilles
Impression et ressenti enorme pour moi aussi.
Une premiere etape tres difficile le matin ou nous nous sommes promenes le long du Ganj et avons vu les ghats des cremations.
un sentiment de salete s empare de moi lorsque je vois les excrements de vaches flotter dans le Ganj et qu a cote les indiens prennent leur bain
La vie cotoie la mort : les indiens jouent aux cartes a cote de ceux qui font bruler leurs morts.
tout est melange...tourbillon etrange , confusion a l interieur et perte de repere.
Nous assistons a une Puja , d une intensite enorme , dans le shiva temple... une piece exigue, moite, des chants tourbillonants , une ferveur incroyable ...je perds la tete.
Je reprends mon souffle.
L apres midi fut sous le signe du plaisir et du mystere.....
Nat
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Publié à 01:14, le 4/11/2008, Inde Mots clefs :
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Rishikesh fin |
le 1 novembre, depart pour Varanasi .
Oye Oye , on reprendra le fil a Benares. Tant de sonorite enregistre a Rishikesh , d impression et de sensation. Bensur le Ganj "Ganga", si ton eau est purificatrice, elle est aussi glacee ; je m en souviendrai longtemps entre montagne et foret .
Le pied !
Je retiens surtout de Rishikesh les Puja au bord du Ganj a la nuit tombante , magie du son .
les Puja dans l Ashram de Sashababa, un moment d une grande force, quel son quelle communion avec l asemblee presente,; tout le monde assis sur les tapis, l harmonium indien, les tablas, le son, les voies qui s elevent et qui tournent.
Gilles
Etape a Rishikesh encore riche en emotion et sensation.
Nuos avons change d hotel et nuos sommes installes dans un Ashram avec balconnet privatif et vue surle Ganj.. super ...
Un ptit coin de paradis, de silence trouve au bord du Ganj sur une plage assez paradisiaque loin de tout , juste le soleil et le fleuve.
Rencontre avec le Ganj, bain dans ses eaux glacees et en meme temps si enveloppante et sensuelle. Une presence incroyable aussi bien dans le son que dans la vivacite du courant.
Un certain oxygene retrouve par rapport au duo grace a James a qui nous disons au revoir . Il part pour le Nepal et un voyage de 6 mois.
Quelques mots des nombreuses rencontres avec les voyageurs occidentaux qui viennent en Inde pour 6 mois ...un temps qu ils s autorisent pour sortir d un quotidien , d un systeme ; un temps pour se vivre ailleurs, pour s explorer ....
Nat
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Publié à 01:02, le 1/11/2008, Inde Mots clefs :
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Rishikesh , suite ....... |
le 25 oct 2008
Rishikech : c est loin d etre evident de voyager a deux sur une duree aussi longue, plus la fatigue et des attentes et envies differentes. Je decide de prendre un guide pour la journee afin de prendre un peu de distance et permettre a Nathalie de respirer aussi. Une journee, vraiment bizarre, si particuliere, avec Bagouane, mon guide d un jour , qui n est pas la douceur personnalisee loin de la. Petite resto tres bruyant avec la television qui gueule; ambiance entre cantine et garage. Petit tour au grand marche de Rishikech avant de descendre vers le Ganj, les pieds dans l eau. Oh, Ganga.
Fin de journee a la Puja du soir, et c est la que je perd mon mobile. De la matiere uniquement de la matiere, oui , mais c est le fil tengible qui me relie a Anita. Merci d ailleurs pour les antennes...a developper...car c est sans doute de cela qu il s agit, biensur!
J aimerais juste evoquer la notion de vision interieure et de faire confiance a ses perceptions. Pour moi, l enjeu est la.
Gilles
Un duo de voyage, ca se construit, ca se parle, ca s alimente, ca se respecte...comme toute relation duelle. Afin de sauvegarder ce duo, a notre arrivee a Rishikesh , nous avons pris du temps et de l espace pour que chacun puisse prendre sa respiration.
Pour ma part, ce moment a ete un retour a une certaine legerete et liberte......vivre dans le rythme de l autre et vice versa , ce n est pas simple.
Je suis allee me balader au bord du Ganj pour croiser comme par hasard les portes d un orphelinat, accueillant des jeunes enfants tibetains et indiens et qui accepte des volontaires etrangers....
Visiter seule, s approprier les lieux, etre dans un echange unilateral avec les personnes, etre reconnu par autrui dans sa personne et pas en tant qu accompagnante ......une question d identite !!!! tres important pour moi.
J ai renoue lors d une seance avec le Hatha Yoga , pour me rendre compte encore une fois des bienfaits de cette discipline.
Cette journee m a permise de me retrouver dans mes envies, dans mon interieur . De l oxygene vital !!!!
Nat
le 26 oct 2008
Chaque jour amene son volume de nouveaute et de couleur differente.
Ce matin, passage obligatoire a la police indienne pour la declaration de perte de mon portable : assurance. Je m en serais bien passe, mais l Inde en profondeur c est aussi ca.
Je prends un massage ayurvedique, qui ressemble plus a un cour de musculation qu autre chose, huile de la tete au pied. J execute sous la contrainte des mouvements que je ne connaissait pas . Aie Aie, ca fait mal ! Arrete torsionnaire !!! t tout ca se passe dans le petit Ashram de Sri Ram, quelques choses + le chauffage electrique a fond alors qu il fait si chaud a l exterieur.
Je retrouve Nathalie et James a 17h pour aller a la Puja du soir surles bord du Ganj. On est tous assis sur les marches , tapis rouges devant le fleuve. C est bon de se poser et de ressentir les indiens autour de moi, les enfants qui chantent aussi. Mais attention, la sono est a fond. Je commence vraiment a saturer de beaucoup de chose, trop de volume sonore, sollicitations permanentes, besoin de silence, de calme. Je cherche un nouveau souffle. Urgent !!!
Gilles
Le passage au commisariat de police indien fut assez epique. Un commissaire de police , hautain et impatient devant notre maitrise plus que limitee de l anglais et l incomprehension de son accent. Heureusement qu un employe de l hotel , le fameux Bagouane, nous a accompagne, nous servant d intermediaire. Cela reste pour moi un episode marrant et hors norme pour un voyage !
Apres midi tres calme, je me balade sur une petite route , ombragee, loin des bruits et des klaxons; ca fait du bien cette fraicheur au milieu de la foret. J arrive a un Ashram des plus simple, que je visite pour ensuite me poser sur une petite plage au bord du Ganj, seule, dans le silence ; je me repose. Quelques grimpettes sur les rochers pour trouver un peu d ombre et me rapprocher un peu plus de la Nature et me voila reparti. En route, rencontre avec une jeune femme, vendeuse de tee-shirt et de batique, un vieux monsieur a barbe blanche, certainement un disciple de gourou, qui vit dans un Ashram (ici a chaque coin de rue, un Ashram apparait). ce monsieur avait un regard tres doux et semblait curieux de la jeune occidentale. Echange tres sympa au dela de la parole, avec le regard ! Autre rencontre avec un jeune israelien.
De retour a l hotel, nous nous rendons a 3 a la Puja. Communion avec les indiens , enveloppee dans une ambiance chaleureuse, des couleurs chaudes, des chants animes.
Je me sens mieux, plus en paix et en accord avec moi-meme.
Nat
le 27 octobre 2008
Ce matin, au reveil, je ne me sens pas bien. Quelques choses me semblent faussees. Je ne me sens plus vraiment en accord. Je m apercois tout de meme que j oublie de parler de toutes les personnes que je rencontre ; il y en a tant, principalement des indiens avec lesquels j echange quelques mots ou une discussion plus. Ils ne font tout de meme sentir que je ne vois et ne me laisse pas beaucoup d espace pour evoluer. A l inverse de Nathalie, je ne me sens pas tres bien a Rishikesh et particulierement dans cet hotel . Le lieu me semble complique, charge, eparpille. Cela n est pas paisible et j ai l impression de perdre mon identite profonde. Et pourtant, je crois que la vue est magnifique sur le Ganj et les montagnes au loin ....comme quoi .....
Aujourd hui, nous partons pour Haridwar, grand lieu de pelerinage pour beaucoup d indiens qui viennent se bqigner et se purifier dans Ganga. Quelle journee ! Un soleil de feu , une plongee dans la misere, la pauvrete , la mendicite....que d enfants dans la rue qui ne cessent de nous harceler. On plonge nos pieds dans le Ganj avec les autres pelerins. Etrange sentiment et sensation ici. Un lieu a la fois habite et vide. En revanche beaucoup de son . Le taxi , un specimen d il ya 30 ou 40 ans, made in England, sentant fort le petrole.
Sur les Ghats, au coeur de cette detresse misere, salete, des fleurs pour les offrandes, un parfum extraordinaire, un ilot de beaute et de sensualite dans tout ce decors.
La fin de journee, la ceremonie sur le Ganj ressemble plus a une manifestation sportive avec ses clans de supporters sharrangues par des shivahistes , appartenant au temple voisin . Il est question de sacre ? mais beaucoup de dons d argent.
Gilles
Journee a Haridwar qui me replonge dans un chaos d image, de sons, d incomprehension. Nous arrivons devant les ghats du Ganj: le soleil de plomb et le rhume m enveloppe le cerveau de lourdeur. Nous nous arretons 2 minutes, et nous nous faisons envahir par les dresseurs de serpents, les enfants qui mendient, les rabatteurs de dons..... et pendant toute la journee, impossible de trouver un endroit tranquille sans etre importunes. J ai chronometre, pas 2 minutes seules. Nous sommes des proies en or .....
Je ressens ce lieu de facon tres negative: beaucoup trop de mendicite, de pauverte, de salete, de membres (bras, jambes) attrofies, casses et aussi 2 cadavres enveloppes de couverture sur le bord du Ghat......a nouveau j ai mal a mes yeux!!!
Incomprehension aussi devant ses femmes et enfants qui mendient en souriant ....comment font ils pour sourire dans ses conditions de vie ?
et puis en fin de journee, une ceremonie un peu decevante mais qui temoigne tout de meme de la ferveur des croyants hindis et qui rassemblent des personnes de tout pays. Mon vousin venait du Bungladesh avec sa famille.
Et comme le disait Gilles, a un moment , en inde, la couleur , la beaute reapparait comme par enchantement au milieu du gris et de la poussiere, a l image de ses feuilles vertes, remplies de fleurs colorees et d une bougie qui s ecoulent doucement sur le Ganj au mement de la priere.
Cette journee m amene a une reflexion: la vue amene son lot de representation , d idee preconcue heritee de conditionnement, d education, mais qui ne colle pas a la realite de certains pays.....comme ici en Inde, d ou mon incomprehension de certaine situation.
Comment voir autrement, au dela de l image .....
Nat
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Publié à 07:11, le 28/10/2008, Inde Mots clefs :
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Rishikesh |
le 26 octobre 2008
Beaucoup d evenements se sont deroules depuis notre dernier article .
Je vous fais un resume rapide de ces derniers car les connexions internet a Rishikesh ne sont pas fiables du tout.
le 23 octobre etait notre dernier jour a Dharamsala. Pour ma part , j etais contente de quitter les lieux , trop marques par une energie lourde, et l emprente de la souffrance de la communaute tibetaine.
Juste avant de partir, nous sommes alles visiter l ecole tibetaine pret de l hotel. C etait le jour d une ceremonie ou les enfants chantaient; on a eu de la chance. Certains d entre eux etaient deguises avec des habits colores traditionnels. Lorsque j ai sorti l appareil photo, ils etaient curieux de ce drole d appareil; ils me demandaient de les prendre en photo et apres voulaient voir la photo. Ils eclataient de rire lorsqu ils se voyaient; c etait tres marrant; ils se bousculaient pour se faire prendre en photo; beaucoup de joie, de gaiete. Une petite fille voulait comprendre comment marchait cet appareil bizarre ; elle a pris quelques photos a sa maniere. C etait vraiment un moment tres chaleureux avec ses enfants. Au milieu de nous, un enfant "des rues" etaient la avec sa petite soeur dans les bras; il etait curieux de ce qui se passait et en meme temps peut etre envieux de tant de legerete. Des echanges de regard entre lui et les petits tibetains se sont faits, mais pas d echange de parole...comme si chacun restait a sa place.
A 15h , nous prenons le taxi direction Pathankot avec James , un anglais rencontre a l hotel qui va faire le voyage avec nous.
A Pathankot, apres un petit resto, nous montons dans le train qui arrive..peut etre un peu trop vite peut etre. Le controleur nous apprends quelques minutes apres le depart que ce n est pas le bon , que celui ci va vers Jaipur. Oulala ... Heureusement, il nous conseille de descendre a la station prochaine pour recuperer le train pour Rishikesh, ce que nous faisons 1h plus tard. Image marquante: Gilles et moi avec nos sacs a dos en train de courir sur le quoi de la gare pour recuperer le bon train. Heureusement James nous frayait le chemin. en tout cas, courir avec Gilles, c etait quelques choses.
Arrives a Rishikesh ( le 24 oct 2008), nous dejeunons, recherchons un hotel et faisons un petit tour du quartier. A 18h, nous rejoignons une Puja hindi sur les bords du Ganj. Beaucoup d emotions d ailleurs a la vue du fleuve et a son toucher. La ceremonie etait tres intense en son et en image, beaucoup d orange, de lumiere, de chaleur. nous etions au milieu des disciples, la statue de Shiva et le Ganj devant nous.
Le 25 oct 2008 : crise en Inde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Nat
Salut la communaute des visiteurs. Quelques jours de silence car beaucoup d evenements plus ou moins facile a vivre.
Effet, chaque lieu visite ou chaque ville a sa propre signature sonore et cette singularite s exprime egalement sur un autre plan.
Dharamsala et tous les refugiers tibetains, la presence du Dalai Lama: l exil . Que d emotion perceptible et puissante a certain moment; cela m a beaucoup touche; melange de douceur et de detresse.
L episode du train a ete haut en couleur; je me suis senti presque ettouffe sur ces petites couchettes allongees entre la couchette superieure et la couchette inferieure, si peu de place, une angoisse difficile a maitriser. et puis le bruit de gens et des indiens qui passe en permanence.
Arrivee le 24 oct a Rishikesh dont j avais aussi beaucoup reve: le Ganj ! Ca fait drole a l interieur d etre ici ! Magnifique moment de partage et de priere avec les indiens a la nuit tombante au bord du fleuve sacre. Des Bhadjam , des mantras en veux tu, en voila. I ya des yogis, un gourou, des adepts, des tres jeunes disciplines et quelle ferveur religieuse !
A cote de ca, mes perceptions sont mises a rudes epreuves et j en prends parfois plein la tete; le plexus ........
Gilles
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Publié à 08:08, le 26/10/2008, Inde Mots clefs :
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Derniers jours a Dharamsala |
Retour sur mardi 21 oct :
petit dej sur la terrasse au soleil, accompagne du chant des oiseaux et du cri des jeunes enfants tibetains de l ecole voisine.
Puis depart a pied pour le Dall Lake, a 4km de Mc Leod Ganj, magnifique petite route de montagne, serpentant dans la nature. La presence des singes se fait sentir ...un tres beau moment de calme tres paisible.
Dall Lake : bien touristique, pause dejeuner dans un restaurant panoramique au 4ieme etage d un hotel flambant neuf, une version luxe et pas un chat.
Redescente vers Mc Leod Ganj en rickshaw; cela faisait longtemps; check your body le retour.
Juste a cote de l hotel, on prend un massage tibetain tres energique qui me secoue un peu.
Quelques boutiques et puis petit resto tibetain ou nous rencontrons Marie, une francaise version Sud Ouest, d une bonne soixantaine d annee qui vient de passer 3 mois au Cachemire. longue discussion avec elle et echange. La conversation roule meme sur magret de canard et la Pompadour, un tres bon vin des Corbieres, sympa.
Ensuite on est rejoint par Eric, americain de Seattle, avec lequel nous avions fait le trajet Pathankok-Mc Leod Ganj. Quelques fous rires complices entre Eric et Nathalie, hum hum...
Aujourd hui , le 22 oct :
Apres une discussion avec James, un sujet de sa Majeste, la reine d Angleterre, nous decidons de changer nos projets pour le trajet Pathankok-Rishikech; ce sera donc un train de nuit, le 23 oct et peut etre en sa compagnie.
Apres direction Temple road et la residence du Dalai Lama. Un moment tres particulier passe dans ce lieu, dans le temple, et visite du monastere. Que de perceptions etonnantes et parfois decoiffantes, le ressenti vous connaissez ? J en vois certains sourire et vous avez raison, mes gaillards.
Il se passe de droles de choses par ici, 'extraterrestre' oblige; c est ainsi que Nathalie me nomme de temps a autre.
Et la aujourd hui, c est monte tres haut, vous pouvez me croire, je suis tout decoiffe; les images je ne les ai pas mais en revanche tout le reste vient en permanence me solliciter, les odeurs et parfums, bons comme degueulasses, des sons qui me touchent en profondeur, des voix cassees par la vie, des elans bouleversants comme ce moine tibetain qui m arrete pour me caresser les joues avec tant de bonte.
Je ressens avec beaucoup de force la bienveillance, la gentillesse, la tendresse, la joie des tibetains que je rencontre. Ils sont tous d une attention et d une bienveillance exceptionnelle avec moi. Etrange sensation de mon parcours en tant que non-voyant dans ce pays; cela bouscule; mais qui est vraiment bouscule ?
Le voyage est vraiment rentre dans une nouvelle phase ou les rencontres se font plus de l interieur; c est magnifique . J adore ca .
Quelle intensite.
Biensur il ya des moments difficiles et delicats mais cela fait parti de l aventure. Cela me demande aussi de prendre position a chaque instant de maniere claire tout en restant ouvert .
L Inde attirante et repoussante est decidement bien envoutante et d une grande richesse.
C est bien rock n roll, hari krishna.
PS: s il n y a pas de sons sur le blog, vous pouvez l ecouter a l adresse http://www.gilles-arnaud-sphere.com
Gilles
Hello,
Dharamsala, que dire de cette ville; je n y comprends rien ....
Un concentre de belles choses , belles rencontres , belles odeurs, bons gouts et d images affreuses, intolerables, d odeurs nauseabondes.
La ou je pensais trouver un peu de paix grace a la communaute tibetaine, grace a la nature, la montagne, j ai retrouve les tumultes de Delhi, d une autre facon peut etre : epreuve, bonheur, indignation, joie....cocktail explosif .....heureusement un "ange" veille .
Les alentours de la ville ( Dharamkot, Bhagsu, Dall Lake) sont doux, calmes, reposant, energisant mais le centre ville .... c est la cour des miracles; a chaque coin de rue, des hommes, femmes avec les membres deformes, meurtris me tendent la main avec un grand sourire. Des femmes habillees de haillons, portant leurs enfants, nous accostent pour demander de la nourriture de meme pour des jeunes enfants qui parlent merveilleusement bien anglais .... bizarre, confusion , un marche de la pauvrete ?
Et ces images la , c est tous les jours que je les vois , a essayer jour apres jour de mettre une distance..... distance mais pas de l' insensibilite....la bonne distance ( on dirait un cour d educ spe ...)
Le pire pour moi, ce sont les yeux completement eteints de cette petite fille de 2 ans , croisee sur le chemin de Bhagsu, qui accompagnait un musicien ..son pere ? l adulte paraissait moins desempare que l enfant. Elle avait les yeux en pleurs, fatiguee...deja fatiguee de la vie?
Plus tard, je croise une femme israelienne a qui je fais part de ma revolte et qui me dit que certains parents indiens cassent eux meme les membres de leurs enfants et les mettent sur le marche ainsi pour gagner de l argent .... quelle cruaute ...au nom de la survie .....
et cette femme mendiante qui donne a manger au milieu de la rue a son bebe de 1 an , la meme nourriture solide qu elle mange (cereale ?) alors qu a son age, il devrait boire du lait.
et le travail des enfants ? je me demandais si l Inde avait signe la Convention internationale des droits des enfants (1989). Si c est oui, quel mensonge.
De nombreux enfants de 10 ans et moins, travaillent dans les restos a passer les serpilleres, dans la rue a sirer les chaussures des touristes , a mendier etc....
Pendant que certains bossent dans les rues, d autres marchent aux pas dans l ecole tibetaine a cote de notre hotel ; ils portent les memes uniformes rouges, se mettent en rang, apprennent la discipline, l uniformite, comme de bons petits soldats.... beurk.
Est ce un cauchemar? non la realite d un pays .
Et au milieu de ce chaos, la rencontre avec Marie, qui m a bouleverse par sa simplicite, son accueil, sa capacite a rendre beau le moche, a mettre une etincelle dans le sombre, de la couleur dans l obscur, sa facon de pensee que la vie est dure mais tellement belle malgre tout....une vraie lecon pour moi ....qui amene a la reflexion apres l emotion.
le voyage continue ...comment ?... mais surement.
Nat
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Publié à 01:41, le 22/10/2008, Inde Mots clefs :
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Dharamsala |
Samedi 19 octobre 2008
Petit retour sur la journee d hier (18 oct 2008):
Train de nuit entre Delhi et Pathankok, quelques heures de sommeil bercees par le rouli de notre train, le Dauladhar Express, une cabine pour 2 personnes en premiere classe.
6h30 du mat, je suis debout, errant dans le couloir a la recherche des toilettes. Puis je rencontre Eric, un americain de Seattle puis un jeune couple d Israelien. Ils vont eux aussi jusqu a Dharamsala et nous decidons de prendre un taxi ensemble , 3 h de route, tout va bien.
Apres le premier Chaii dans le train + pate de riz au legume, nous nous arretons sur la route pour 1 vrai petit dej : dal, pomme de terre au curry et chapati sans oublier le traditionnel black tea. Et comme tout va tres bien, je me renverse la sauce du dal sur le pentalon, ca fera des reserves et un bon parfum.
A 12h, nous traversons Dharamsala, directon Mc Leod Ganj; recherche d une guesthouse puis finalement hotel le Mound view.
Quelques heures de repos et nous partons a la decouverte du lieu, les rues, boutiques, ambiances.\
Ce quartier de Dharamsala semble bien calme, quoi que tres touristique. La fraicheur est surprenante a partir de 16h, l air plus leger et plus vif, nous sommes entoures de montagne. Delhi semble bien loin.
Pause dans un restaurant tibetain, je mange de delicieux momos. Rencontre de Matina, une sud africaine tres sympa.
Encore mal de gorge alors je me soigne au ginger lemon honey tea et ca marche.
Achat d une petite couverture en laine de Yach>
Le soir, je rejoins Matina et un indien et passe la soiree avec eux autour d une biere ,avec ma polaire sur la terrasse d un petit resto.
Plus tard nous allons fumer un petard ensemble...oh ye.
Aujourd hui (19 ) visite de Bhagsu, petit village a 3 km. Longue discussion dans un cafe avec une Israelienne de 56 ans qui voyage un peu partout dans le monde, une belle rencontre avec des moines tibetains tres curieux de notre voyage et qui nous escortent jusqu a le cascade voisine.
Bien sur je ne vois pas certaines images choc, Nathalie en parlera. Il y a vraiment ici beaucoup de voyageurs europeens (touristes), qui essayent de trouver un sens a leur vie , trouver la cle ...cela me derange un peu ..exotisme de la spiritualite ou spiritualite exotique, cette reflexion me laisse plus que songeur. J attend parfois des francais qui tiennent des propos ......
Un des aspects vraiment magnifiques du voyage est le contact que je peux avoir avec tous ces etrangers, ces personnes croisees. Je parle anglais avec de plus en plus de plaisir; c est un reel bonheur pour moi de parler et d echanger dans cette langue.
des bisous a tous ceux qui lisent ou relisent. Je vous embrasse fort. 1 + pour Anita
Namaste,
Je vais revenir un peu sur la deniere journee a Delhi, ou nous sommes rentres dans un temple Sik. C etait un moment particulier de musique devotionnelle qui amenait facilement a la meditation et au bien-etre.
Autre moment fort de la journee pour moi : notre arrivee a la gare de Old Delhi et tous ces indiens, couches a meme le sol, sur des plastiques et couvertures, a attendre, je suppose un train ....... Il ya beaucoup de monde dans cette gare, heureusement quelques panneaux d indications pour nous aider a trouver le quai et l aide d indiens bienveillants. Nous attendons attendons le train arrive , et nous mettons autant de temps pour faire un certains nombres d aller et venues sur le quai afin de trouver la bonne voiture ( c est l bordel).
Enfin installee, je releve le rideau et face a moi, surprise, une famille d indiens couches par terre, me regardent avec curiosite et en rigolant. Je me mets aussi a leur sourire et nous commencons a converser par le regard, les gestes, les rires. Il y avait une mere, un pere, deux jeunes adolescentes et un enfant qui dormait deja. Les jeunes filles rigolaient beaucoup de me voir ; elles portaient des Sari, flamboyants , jaune, violet, rose , plein de couleur, c etait super joli . J ai beaucoup aime ce moment la de communication, sans parole, juste l expression du visage et du corps. Nous nous sommes pas quittes du regard jusqu au depart du train , des aurevoirs pleins d emotions dans la simplicite d une rencontre furtive et intense.
Dans le train, au petit matin, pendant que Gilles discutait avec les voyageurs "visages pales", j ai ouvert la porte d entree du wagon. Le train roulait tout doucement, le soleil se levait, la brume matinale s estompait petit a petit et je sentais l air frais sur le visage. Quelques arrets m ont permis de dialoguer avec des indiens et de prendre des photos de la vie quotidienne dans la gare; un moment qui m a permis de prendre la mesure d ou j etais.
Autre moment personnel, a Bhagsu, ou j ai grimpe dans la montagne, au milieu de pins , de rochers pour en atteindre un finalement qui s imposait devant moi. Je me pose, me repose au milieu de cette superbe nature, bercee par le cris des oiseaux et le soleil. Devant moi, une petite maison tibetaine , un jardinet et deux femmes qui l entretiennent; l une d entre elle me fait signe ... c est simple.
Les tibetains possedent un savoir vivre, emprunt d accueil, de douceur dans leur geste et leur voix , qui fait que je me sens bien a leur contact et que c est un plaisir de communiquer avec eux.
Cette douceur n enleve pas la cruaute de certaines images , au quotitien, maltraitantes et qui rappellent que rien n est tout rose ni tout noir et surtout en Inde.
Nat
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Publié à 03:20, le 19/10/2008, Himachal Pradesh Mots clefs :
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Back to Delhi |
16 oct 2008
6h30 du mat, depart en taxi pour l aeroport de kathmandu ; a l arrivee , un monde fou, une belle queue ....incroyable ....
une drole de desorganisation structuree au sein de cet aeroport. Nous volons avec Jet Airways. Nous etions en classe d affaire a l aller, classe economique au retour avec au menu du petit dej, chapati et mixed vegetable curry, sympa.
11h nous atterissons a Delhi , c est la chaleur lourde qui nous accueille. plus de 3/4 h, en taxi pour aller jusqu a notre hotel, klaxons en tout genre et foule compacte. Apres midi de repos pour preparer la suite de l aventure ..
Demain soir, train de nuit pour Dharamsala.
Bisous les coco , Jeremag merci. Je pense a Claude , Alexandra ,les anonymes egalement, et Anita bien sur.
Gilles
Retour sur Delhi, retour dans la folie , le tourbillon qui grise et nous fait sentir vivant .
(Je commence doucement a telecharger des photos dans "album').
Nat
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Publié à 04:11, le 16/10/2008, Delhi Mots clefs :
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suite et fin a Kathmandu |
Le 16 oct 2008
Il y a d autres images plus "choc" pour decrire Kathmandou comme la rencontre avec cet homme... un homme qui s est approche de Gilles et moi un soir de discussion avec un vendeur d instrument de musique au milieu de la rue.. Un homme dont le visage est depigmente, les yeux sont enfonces dans les orbites; je ne me souviens plus s il avait des cheveux . Un homme qui marche avec des bequilles parce qu il a une jambe de bois. Un homme qui n a pas de mains mais des moignons. Je n ai pas pu pose mon regard plus de 5 secondes sur lui, ne trouvant d autre echapatoire face a cette image, que de detourner la tete.
et puis des questions emergent : comment cet homme peut il vivre une telle fuite .. comme un manque de respect ? comme un manque de consideration ? mais comment pouvais je faire autrement ?
Reflexion d une occidentale face a une situation perturbante , qui la ramene aussi a ses limites ......
Autre rencontre chaleureuse et enveloppante avec une femme musulmane, Favilla, qui a ete tres touchee par Gilles et notre duo. Beaucoup d emotion et de sincerite emergeait d elle. Elle avait les larmes aux yeux lorsque l on s est quitte. Sensation d une proximite inexplicable... tres chouette.
Pour finir, un petit clin d oeil pour Nadege: les indiens et nepalais sont aussi competitifs que les chinois dans les raclages de gorge et crachats .....particulierement ragouttant a l heure du ptit dej .
Nat
Salut les lecteurs du blog, les sons devraient normalement etre en ligne. J en ai plein .
Un grand sport national au Nepal : cracher occupe une grande place dans leur emploi du temps.
Pour le 14 oct, pleine lune, nous avons assiste a la Puja, une Puja particuliere dans une Gompa de Budhanath. Superbe moment, alors qu a l exterieur resonnait la grande cloche de la paix, cloche actionne par les pelerins eux-meme faisant le tour de la grande Stupa. Quelle mariage des sonorites .... j adore ...j adore ...
Oui Favila, la musulmane tres demonstrative ; etonnante marque d affection de cette femme qui avait un tel besoin d exprimer et de communiquer.
Les nepalais sont des personnes decidemment tres accueillantes meme si ils n oublient pas l aspect commercial...Kathmandou , c est aussi un marche.
Une prise de conscience par rapport au Puja et a mon ressenti des lieux , monastere, stupa, Gompa, etc ... tres beaux , tres envoutant mais l absence de feminite et de rondeur veritable m interpelle.
Gilles
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Publié à 03:39, le 16/10/2008, Katmandou Mots clefs :
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Back to Katmandou |
Retour sur Dimanche 12 oct 2008
Depuis 1 semaine, nous sommes en Inde.
Ce matin, apres le petit dejeuner et apres avoir depioter nos chapatis remplies de crudites (intestin oblige) , un petit tour sur le lac de Pokhara en pirogue, destination un petit temple hindou sur une ile, lieu de devotion de la part de nepalais. Le tour de se minuscule temple est entoure de cloche de toute taille que font sonner les pelerins; offrande de fleurs, de bracelets en laine.
Dans l apres midi, nous partons pour 1 nouveau monastere tibetain a quelques km. Nous prenons le the avec des jeunes lamas et assistons a la Puja de fin de journee.
Ce qui me frappe ici , c est au il y a beaucoup de tres jeune moine et meme des enfants aui apprennent leur metier de lama. C est assez fascinant et deroutant a la fois. Il ya une grande ferveur, il ya aussi du jeu. Je capte beaucoup de son a l interieur comme a l exterieur du temple. J espere que vous pourrez les entendre; c est tout simplement magnifique, le rythme , les boucles.
Aujourd hui lundi 13 oct 2008
Leve 6h du mat et apres avoir regle la chambre, nous prenons un bus de Pokara back to Katmandu, 6h de route bringuebales. On etait assis au fond du bus, les plus mauvaises places .... Pause repas vers midi dans un petit resto de route nepalais.
Nous voici de retour, fin de journee a Katmandu, avec une circulation plus que dense et le retour du concert de klaxons; mes oreilles sont mises a rude epreuve.
Une pensee pour tous les amis en France et ceux qui m ont aide a preparer ce voyage. Je pense beaucoup a eux aujourd hui et les embrasse; une mention particuliere pour Anita biensur.
Gilles
Un petit retour en arriere, hier, dernier jour a Pokhara , qui commence par une douce promenade sur le lac en pirogue: le silence, juste une petite brise qui effleure la peau et l eau qui coule doucement entre les doigts. En toile de fond, les collines vertes et les pics blancs de l Anapurna. Un moment delicat ou chacun etait dans ses pensees.
Ensuite evidemment, la visite au Monastere Baudha, magnifique , la puja envoutante au son des trompettes et des gongs. Notre chauffeur adorable fait preuve d une incroyable patience , nous qui ne devions rester au monastere que quelques minutes, nous avons passe l apres midi la-bas. Ambiance paisible et reposante>
Rencontre tres sympathique avec Beatrice , une jeune femme suisse allemande qui enseigne l anglais aux jeunes moines .
Nous sommes toujours merveilleusement accueillis dans les monasteres , avec simplicite et partage.
Aujourd hui retour a Katmandou ou l ambiance est plus agitee, plus de monde, plus de klaxons ... je redoute deja notre retour a Delhi.
le voyage retour etait bien sympa; la plupart du temps nous avons longe une grande riviere , en bord de precipice. Beaucoup de verdure, des arbres, des cultures et sur les cotes des commerces de fortune en taule. Les maisons sont en terre rouges parfois avec un toit en taule parfois en paille; leur couleur ocre s accorde bien avec le vert des arbres.
les 6 heures ont passe plutot vite et je me suis regalee des paysages.
Pour les photos, sorry mais c est pas gagne que je puisse les telecharger sur le blog .....inch allah peut etre
Nat
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Publié à 02:35, le 13/10/2008, Népal Mots clefs :
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Pokhara |
Samedi 11oct 2008
Toujours plus fort , leve aujourd hui a 2h00 du matin. A 3h , nous prenons la direction de Pokhara grace a une relation de Ramji, par une petite route sinueuse en lacet ; une conduite plus que sportive , acceleration et coups de frein, on est secoue, ca tressaute . ... on arrive quand meme a dormir un p tit peu. Arrivee a Pokhara 7h du matin, changement de decors , vue sur l Anapurna. Pokhara, une ville sur les bords d un lac , tres paisible , peut etre un poil villegiature aussi... Soleil et air plus leger, moins de pollution et de bruit mais alors que de toutou. On a un super hotel " Lake Palace".
Decouverte de la ville de Pokhara, balade au bord du lac, les refugies tibetains nous arretent un peu trop souvent a mon gout pour nous proposer leurs bijoux et autres babioles.
Un petit resto dans le new bazar puis une tibetaine rencontree par Nathalie dans son magasin le matin, nous invite chez elle. Taxi, et nous nous retrouvons dans ce petit village a 10 km de Pokhara. Superbe accueil dans ce village et dans sa famille ; elle nous offre le traditionnel the thibetain au beurre sale, hum interessant comme gout; j en profite pour enregistrer les differentes personnes presentes; tres beaux moments et echanges.
Puis le frere nous amene visiter le monastere tibetain "Shamba Monatery" , juste a cote et la , c est une plongee dans l emotion a peine franchi le seuil du temple; cette emotion sera egalement ressentie par Nathalie.
J ai vecu un moment tres particulier sur un plan energetique , comme une remontee d une memoire ancienne. Puis a l exterieure , differentes personnes recitaient des mantras sur plusieurs tonalites, ha les psalmodiants : eh oui voila c est la musique repetitive , les boucles que j aime tant . C est comme une connexion, enorme, enorme. Tres marquant tout cela ...
Gilles
oulala quelle journee >
J ai l impression que tout monte en intensite ; mais ou va t on s arreter ?
Je ne vais pas trop m etendre sur Pokhara- la ville, un peu decevante au niveau paysage et surtout envahie de touristes , qu avec Gilles on essaye de fuir au maximum ... pas envie de retrouver des visages pales quand on part aussi loin.
L essentiel etait ailleurs aujourd hui , dans "la rencontre", dans " la relation" , dans " l humain ".
Belle rencontre en effet avec cette jeune tibetaine et sa petite fille Sangi ,dont je fais la connaissance ce matin en lorgnant sur des bijous tibetains; deja le sentiment d un bel accueil, de gentillesse et de douceur .
et puis le hasard, qui fait toujours bien les choses (lorsqu on sait l ecouter) , fait que nos chemins se recroisent cet apres midi.
Une invitation a nous joindre a elle jusqu a sa demeure , a nous faire visiter le monastere de son village , et le voyage prend une autre dimension , celle du coeur , de la simplicite et de la confiance. "just for the pleasure to meet you ".
C est tres emouvant de voir leur attention a Gilles.
Une telle rencontre peut paraitre si simple et naturelle lorsque l on fait tomber ses barrieres et que l on donne sa confiance a l autre et a soi-meme en meme temps.
C est bien bon tout ca et bien chaud ...
Nat
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Publié à 02:54, le 11/10/2008, Népal Mots clefs :
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KATMANDOU |
jeudi 9 oct - vendredi 10 oct
J en avait reve de Katmandou a travers mes lectures et recits de copains voyageurs. J y suis depuis hier matin . Leve a 3h du matin pour prendre l avion a delhi, quand meme ....
Ici l energie est tres differente beaucoup plus soft et le Tibet plane sur la ville.
Un apres midi au stupa de Boudanath et dans le monastere de Sheshen , j ai enregistre beaucoup de sons pendant la Puja ( rituel ) >
De tres belles rencontres emouvantes avec des Tibetains particulierement chaleureux et accueillant, au minuscule Tibet Restaurant tres convivial , tous a la meme table, en mangeant Chapati et piment et Black tea.
Images sonores vraiment au rendez-vous. c est tout bon pour le carnet de route .
Magnifique de ressentir et partager tous ses moments avec ces nepalais et autre voyageurs rencontres ici et la.
J ADORE ........
Je me tape quand meme une belle creve.
Projet du jour 10 oct :
apres reveil tres matinal et black tea sur la terrasse, on va se renseigner pour Pokhara; visite du Monkey Temple et de Durbar Square.
Gilles
D abord un grand merci pour vos commentaires qui m ont tres emu et me donne encore plus envie de partager ce voyage . Je m apercois que j ai emmene avec moi dans la pensee et le coeur bien plus de personnes que je ne pensais.
Arrivee a Katmandou et pensees tendres et particulieres pour Sylvie et Gillou.
Ici l atmosphere est plus tranquille, plus sereine...... la paix flotte dans l air, sur les visages, dans les paroles.
Les visites que nous faisons sont riches a mes yeux grace aux rencontres et aux echanges que nous avons la chance d avoir avec les Nepalais, adultes , enfants ; ils prennent le temps de discuter avec nous , de nous faire visiter, de nous guider, de jouer. C est un reel bonheur .
Hier, nous avons ete invite a jouer a un jeu local de des et de cartes , au milieu du site de la Stupa de Boudhanath ; chacun a essaye de nous expliquer les regles ....patience , volonte d echanger avec nous .... quelle chance .
Beaucoup d envoutement au son de la priere dans le monastere Sheshen.
Nous avons passe une partie de l apres midi dans la Stupa et au coucher du soleil , les nepalais ont allume des petites bougies concentrees sur des tables; l atmosphere est devenu orangee , veloutee, profonde , reposante ....
Nat
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Publié à 06:41, le 10/10/2008, Népal Mots clefs :
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Son de Delhi |
mardi 7 octobre 2008,
visite au Gandhi Smiriti, un lieu beaucoup plus paisible enfin avec ambiance british m, pelouse bien tondu, des arbres , des fleurs , et enfin des oiseaux , il existe ici aussi. tout est dedie a Gandhi, il est venere. Un moment de silence et de recueillement ca fait du bien.
retour en rickshaw a un feu, une jeune indienne et son bebe viennent me demander de l argent en me touchant et me prenant le bras et me suppliant ; un moment plus que poignant qui m a beaucoup marque et pour longtemps.
le soir : depart de francois et juliette, un dernier repas ensemble dans un boui boui indien surchauffe et sature de son; un dernier sur la terrasse et bye bye.
Gilles
mercredi 8 octobre 2008
belle rencontre avec une famille Sick de Shimla, en buvant un chai ; je les interwiew pendant que nathalie prend des photos. Quelques boutiques pour trouver un pantalon.
je ressens fortement la chaleur des indiens, leur curiosite et besoin d echanger, leur simplicite qui est touchante; on est ici sur une autre planete. J aime ca et surtout j apprend.
Pour finir quelques sons devraient suivre.
Gilles
Enfin un moment ou nous prenons le temps de deambuler tranquillement dans le Main Market, ou se succede boutiques , resto toujours dans un brouhaha auquel je m habitue.
rencontre tres sympa avec une famille Sick dont le plus jeune fille parle quelques mots de francais. echange interessant et la question qui revient tout le temps chez les indiens : etes vous maries ? situation inconcevable pour eux .
c est bon de prendre le temps et ce temps d aller a la rencontre des gens.
Nat
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Publié à 09:50, le 8/10/2008, Delhi Mots clefs :
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Old Delhi |
La journee de lundi a ete tres chargee: changement d hotel avec une traversee hallucinante de la ville en taxi dans ce labyrinthe de rues et de son chaos indien.
on a retrouve Francois et Juliette dans leur hotel ou nous nous sommes installes aussi: ambiance de l hotel nettement plus sympa , manque de securite dans le premier.
nous sommes a present dans le quartier de Parhaganj tres vivant parfois un peu trop.
Dans le Old Delhi : Une visite chez les commercants indiens-musulmans de francois au fond de petite ruelle a la forte odeur d urine. c est un entrepot plein de marchandise , ambiance tres masculine; on nous offre le the a la fin de rendez vous.
Ensuite nous replongeons dans la foule dans 2 rickshaw qui se perde de vue au milieu du bordel organise ? c est vraiment une ville de fou.
repas dans un ptit resto avec Massala Dossa.
Achat d un instrument , oui j ai craque pour un Deel Ruba apres une longue trctation avec les venderurs dans une toute petite echoppe, a nouveau un verre de the.
puis direction le Tibetain Market, shopping pour tous, beaucoup de prise de son, il y a l embarras du choix, l espace sonore est souvent sature mais c est l Inde biensur et puis les curry j aime tellement ca , le black the et les intestins tiennent bons.
A quand un conncert de musique indienne?
Encore 2 jours a Delhi et apres direction Katmandou.
Gilles
Premiere discussion de la matinee sur le trottoir au bord de l hotel avec une jeune indienne , habille de maniere occidentale qui me dit : " please don't smile in Delhi". Ne pas sourire ......Qu est ce que le sourire venant d une femme occidentale implique chez les indiens ? En tout cas je me sens frustree par ce conseil bienveillant comme si une partie de moi s envolait .... je fais l experience du conseil au cours de la journee et me dit que finalement je n abandonne pas le sourire mais qu une selection s impose. Comment se passer de ce mode de communication dans un pays de langue etrangere ou l echange ne peut se baser que sur des supports basiques?
Sinon la journee d hier fut pimentee par des " courses en rickshaw " , des balades dans des petites ruelles , des bons repas locaux.
Je croise le regard d indiens animes de curiosite , parfois de severite , ou se dessine de temps en temps un sourire. comme d hab, les enfants viennent plus volontier a notre rencontre, jouant, rigolant, se cachant. Les femmes plus pudiques acceptent volontiers un signe de respect et de bonjour.
un deuxieme jour fatiguant, encore remuant mais qui laisse place a l envie de decouvrir.
Nat
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Publié à 07:59, le 7/10/2008, Delhi Mots clefs :
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New Delhi |
Ca y est, j y suis.
mes premieres pensees vont a Anita.....
New Delhi depuis ce matin 6h30 et c est la chaleur qui d abord surprend. Il fait tres chaud ici au moins 30 degres. Que dire des odeurs lourdes qui m enveloppent ; et le monde qui grouille. c est aujourd hui la fete nationale indienne et il parait qu il y a moins de monde en ville... Visite de temple Jaiine , repas au temple Sick avec un volume de musique assez assourdissante, passage par une grande mosquee. J ai retrouve francois et sa fille juliette, vraiment sympa de se voir au bout du monde.
le premier fichier son arrivera demain , patience ...
Gilles
Ah le choc a notre arrivee a delhi , et quel choc .
je prends la mesure aujourd hui de ce qui m avait ete raconte en france >
d abord le choc de la chaleur, de la moiteur, de la densite de population , des klaxons qui n en finissent pas de sonner dans un chaos sonore.
et pour moi, le choc des images . Dans le rickshaw qui nous emmenait rejoindre Francois et juliette, les pensees ne venaient plus. Penser a quoi ? lorsque devant moi tout un nouvel univers deroutant s impose. Juste les images denses, qui ne laissent pas insensible, qui choquent et qui envoutent a la fois dans un total paradoxe qui fait chaud, qui fait froid .
Nat
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Publié à 02:33, le 5/10/2008, Delhi Mots clefs :
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Mes amis
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